Michael Porter, ou le règne de la relation

Le Professeur Michael E. Porter, célèbre notamment pour son modèle des 5 Forces ou encore sa Chaîne de Valeur était l’invité d’HEC Alumni.

Quel lien avec le contract management ? Pourquoi évoquer cela ici ?

M.Porter nous a présenté la nouvelle économie, le nouveau capitalisme… et devinez quoi ?

Les Shareholers sont morts, vivent les Stakeholders !

L’âge que nous avons connu durant tout le 20è siècle a privilégié les actionnaires, les investisseurs, au détriment parfois des autres parties prenantes. Cela est fini. La nouvelle donne, c’est de se focaliser sur la mission de l’entreprise, sur la proposition de valeur qui doit être partagée entre tous les acteurs, et ainsi non pas privilégier les actionnaires, mais optimiser la valeur pour toutes les parties prenantes.

L’horizon de temps change également : elle passe du court-terme au long-terme, des gains rapides à la valeur créée pour durer.

Le règne de la relation

Cette interaction avec toutes les parties prenantes, sur le long-terme qui plus est, nécessite bien une gestion du relationnel plus poussée qu’elle ne peut l’être avec les seuls actionnaires.

Nous sommes donc dans une ère de la relation : la relation aux parties prenantes.

Les activités ne sont donc plus pilotées avec des indicateurs purement financiers, mais des indicateurs également sociétaux, d’équité, de diversité, de confiance, de soutenabilité, et autres.

Et quand nous évoquons la relation avec les parties prenantes, dans un contexte de contract management, cela fait tilt !

Oui, la gestion de la relation est bien un des piliers du contract management (1).

Nous voyons donc qu’un des concepts forts du contract management se propage non seulement à l’étage des praticiens (contract managers et project managers en tête), mais également à l’étage des directions d’entreprise.

Quels impacts pour le contract management

Cela va-t-il changer la donne ? Faire évoluer le métier ?

Nous ne le pensons pas, en tout cas pas dans l’immédiat. Cela montre néanmoins qu’il y a bien une tendance à une gestion de la relation, forcément contractuelle au sens de la théorie des contrats (prix Nobel).

Nous interprétons ce changement dans le capitalisme comme un élément supplémentaire en faveur du développement du contrat management, au sens de « gestion de la relation contractuelle » (1). Le contract management devra dès lors devenir une compétence non pas limitée à quelques initiés, mais déployées à tous les niveaux de l’entreprise, y compris au niveau de la direction.

D’ici à imaginer une mise à jour de la Chaîne de Valeur de Porter avec le contract management, il n’y a qu’un pas….

(1) Savornin, JC. (2021), « Contract Management – Outils et méthodes », EMS, 2ème éd.

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