Les contrats nobelisés !

prix nobelLe prix Nobel d’économie 2016 a été décerné à Oliver Hart et Bengt Holmström pour leurs travaux sur les contrats.

Leurs recherches ont notamment porté sur l’incomplétude des contrats, chose que nous connaissons trop bien dans les projets.

Par définition, un projet est unique. Il est donc impossible de prévoir de façon certaine comment le projet se déroulera. Le contrat, reflet de ce projet entre un client et un fournisseur, ne peut donc être qu’incomplet.
Leurs recommandations dans ce cas ?

Au lieu de définir tous les cas de figures imaginables, le contrat doit déterminer le circuit de décision: qui décide de quoi et quand.

Cela fait alors écho aux Dispute Board et autres schémas de communication entre contractant et client à définir dans les contrats. Ce que nous appelons parfois la gouvernance: quels sont les comités à définir, quels sont les indicateurs, qui décide de quoi, quand…

Ce n’est rien d’autre que ce que nous avons tant de mal à définir dans nos projets. Ne sommes-nous pas plus à l’aise avec la liste des situations potentielles plutôt qu’avec la définition des circuits de décision ? La réponse n’est peut-être pas unanime, et c’est tant mieux. Mais je me souviens d’un projet pour lequel tous les cas de présence d’amiante avaient été traités en phase d’offre… sauf le cas qui s’est présenté sur le chantier !

Les travaux des deux nouveaux prix Nobel d’économie portent également sur d’autres sujets, que je vous laisse découvrir dans le communiqué de l’académie royale des sciences de Suède.

Et vous, quelles sont vos pratiques en matières de schémas décisionnels dans vos contrats ? Et surtout, sont-ils équilibrés ?

Consultez également l’article de Grégory Leveau: Le Nobel attribué à la « théorie du contrat » : quelles perspectives pour le Contract Management ? sur Village justice

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Une réponse à Les contrats nobelisés !

  1. Moise NOUBISSI dit :

    En raison de la complexité avérée des situations contractuelles (quelque soit le domaine concerné) et de son corollaire, l’impossibilité pour les parties de tout anticiper, la mise en place à travers le contrat, d’un circuit de décision me parait indispensable.

    Toutefois, une telle structure, qu’il s’agisse d’un Dispute board ou du recours préalable à un médiateur désigné par les parties, ne solutionne pas définitivement l’épineuse question de l’incomplétude des contrats. Elles sont, toutes deux, susceptibles d’y contribuer grandement et heureusement, elles ne semblent pas incompatibles. Alors, pourquoi ne pas intégrer les dans solutions dans les contrats?

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